Pois chiche grillés (nakhut), Afghanistan

Pois chiche grillés (nakhut), Afghanistan

10,00

Présentation

The Popote vous aide à prendre soin de la planète : Sachet alimentaire recyclable de 250g de produit net 

Pour une conservation optimale, tenez le produit au sec et à l’abri de la lumière. Refermez le sachet après chaque utilisation

(Cicer aretinium)

Origine : Afghanistan

 

Poids 0.220 kg
Dimensions 8 × 13 × 5 cm

Les pois chiches que nous proposons ont une particularité singulière : ils sont cuits au sable chaud.

Cette technique ancestrale utilisée dans les pays chauds où le sable est très présent, leur donne une texture inattendue : d’ordinaire durs comme un caillou lorsqu’ils sont secs, ils deviennent presque moelleux. C’est un régal ! Peu salés, ils se croquent de toutes les manières.

Joignez les à un apéritif, parsemez-en vos salades ; ils apporteront du croquant dans une soupe, jaunis par le curcuma, ils créerons la surprise sur un poisson cru ou sur un tartare de bœuf. Utilisez aussi leurs qualités nutritives en les incorporant au dernier moment dans vos jardinières de légumes. Réduits en poudre, additionnés d’huile d’olive et relevés d’ail, ils produiront un houmous allégé. Sur une salade de fruits frais, leur teinte crée un petit effet visuel et une surprise gustative.

Il est recommandé de consommer une à deux fois par semaine 120 grammes de légumineuses pour un enfant et  200g pour un adulte. Profitez des richesses nutritionnelles qu’offrent les Cicer arietinum. Ils n’ont rien de légumes du pauvre, car les protéines végétales et les glucides qu’ils contiennent battent des records. Ils sont pleins d’énergie, pauvres en matières grasses, riches en fibres végétales et vitaminés.

Pour notre recette:

ne jetez plus l’eau des cuissons des pois chiches cuits au naturel en boite de conserve ! Celle-ci contient de l’albumine comme le blanc des oeufs de poule .

Pesez 200g d’eau de pois chiche, fouettez en neige, ajoutez 140g de sucre semoule, fouettez à nouveau et pochez 2 mn sur chaque face dans une eau frémissante comme pour les oeufs à la neige. Déposez sur un linge humide, réservez.

Réalisez un lait d’amandes avec 150g de poudre d’amandes et 50cl d’eau. Dans un blender, mixez quelques minutes, parfumez à votre convenance.

Faites bouillir le lait obtenu et versez sur un mélange de 100g de sucre en poudre et 50g de farine de banane verte*

Remettez dans la casserole et faites cuire 2mn à feu doux, réservez au frais.

Servez la crème surmontée d’un blanc de pois chiche dans des récipients creux, parsemez d’éclats de noix d’Amazonie* grillées

Vous obtenez ainsi un dessert un brin végétarien !

Qui ne connait pas le pois chiche dans la garniture d’un couscous ou en pâte blanchâtre dans le houmous (pois chiche en langue arabe) ?

Connus et mentionnés depuis l’Antiquité, soit -3000 avant J.C., les plants de pois chiche sont certainement originaires du Proche-Orient, dans une zone géographique comprenant l’est de la Turquie, les terres de l’Arménie et de la Syrie, car dans ces régions, on trouve encore 3 espèces à l’état sauvage.

Le pois chiche serait une des nombreuses découvertes des croisés faites au Moyen-Âge lors de leur présence en terre infidèle. Ils le nommeront d’ailleurs pois cornu pour les petites protubérances à l’extrémité de la graine. Cependant, l’archéologie et des sources littéraires font mention de sa présence sur les terres européennes dès le 9ème siècle. Notamment dans le Capitulaire De Villis, un acte législatif datant de la fin du 8ème siècle, le bon roi Charlemagne recommande que cette plante comme tant d’autres, soit cultivée dans les domaines royaux. Une idée de génie qui a permis au royaume de France de propager la culture de bon nombre de légumes, fleurs et arbres fruitiers.

Hallaru était le nom donné aux pois chiches durant l’Antiquité. C’était la source de l’alimentation des habitants de la Mésopotamie, littéralement «le pays entre les fleuves», une région historique du Moyen-Orient comprise entre 2 grands fleuves, l’Euphrate et le Tigre, dans l’actuelle Syrie.

La racine latine « cicer » est peut-être parente du mot arménien« sisern ».

La langue française retrouve dans le mot « pois chiche », la racine latine comme les italiens avec les « cece » ou les anglais avec « chick pea ».  La spécificité botanique ariuetinum fait référence à la forme de la graine en tête de bélier (Aries en latin), flanquée de ses cornes .

La langue arabe désigne le pois chiche sous le nom de «houmous » qui sous sa forme verbale veut dire « torréfier ». Pour les occidentaux le houmous est un hors d’œuvre oriental fait de purée de pois chiches cuits, d’ail et d’huile d’olive.

En Espagnol plus de racine latine, car les graines se nomment « garbanzo » qui n’est pas d’origine latine, ni même d’origine arabe. Ceci fait suggérer aux historiens que l’introduction des pois chiches serait encore plus ancienne que l’Antiquité.

Quant au célèbre romain Cicéron, c’est une grosse verrue en forme de pois chiche sur le nez de l’un de ses ancêtres qui lui vaut son surnom. Il en est de même pour le pharaon d’origine grecque Ptolémée IX, surnommé Lathyros (pois chiche en grec) à cause d’un gros bouton disgracieux sur le nez.

Étonnamment, bien que les pois chiches ne soient cultivés sur le sol de l’Inde que depuis 2 siècles après avoir transité par l’Afghanistan,  c’est actuellement le premier producteur mondial avec pas loin de 12 millions de tonnes devant l’Australie, la Turquie et la Russie.

Il faut dire que cultiver des « cicer arietinum » est très simple : un sol pauvre, caillouteux et sec leur suffit. Les plantes demandent un ensemencement  à grand écart car les racines s’étendent largement et profondément pour capter toutes les substances nutritives contenues dans la terre. Cette précaution a une incidence importante pour les pois chiches car  leur aptitude à fixer l’azote les rend extrêmement riches en protéines. Ils sont même double champion du monde des graines cultivées comestibles avec un taux record de glucides et de protéines végétales. Comme super aliment pour un régime alimentaire à base de céréales, c’est tout bon ! Et en agronomie c’est un engrais vert bon pour la planète d’autant que sa culture valorise les sols secs.

Les pois chiches secs se cuisent une fois effectué le trempage dans de l’eau pendant une nuit .

Leur cuisson est un peu longue mais le bénéfice nutritionnel est grand.

Chauds ou froids, vous les rencontrez  le plus souvent dans le couscous, sous forme de crème dans le houmous et parfois dans les falafel du Levant au Moyen-Orient.

Plus étonnante encore est l’eau de cuisson des pois chiches appelée aquafaba , qui contient de l’albumine, encore plus concentrée lorsqu’il s’agit de pois en boite : battez cette eau comme pour des blancs d’oeufs, ajoutez du sucre et vous obtiendrez des oeufs en neige de pois chiche, une aubaine pour les régimes végétariens !

La tradition française ne fait pas exception à la présence du pois chiche sur son sol.

Ainsi, la rivière Cèze dans le sud de la France doit son nom au Cicer arietinum car on le cultivait abondamment jadis dans sa région.`Les villes de Montaren dans le Gard et Rougiers dans le Var fêtent chaque année le pois cornu.

La gastronomie a fait du pois chiche le principal aliment de spécialités régionales : à Nice on confectionne la socca une galette de farine de pois chiche servie avec de la tomate ; à Marseille on réalise  les panisses, des disques de pâte à la farine de pois chiche, qui sont ensuite frits.

Cette sorte de beignet se nomme panel en Sicile et calentica en Algérie.